03/07/2008

30 juin au 6 juillet 2008

 

Mardi 1 juillet 2008     

     

 

La faute au réchauffement climatique ou la faute à pas de chance ? Ou les deux ? Le destin tragique de deux ours blancs ayant dérivé des côtes du Groenland pour venir se faire abattre en Islande courant juin ouvre de sombres perspectives. Il se passe quelque chose d'inhabituel là-haut.

 

Pour les Islandais, c'est un sale coup. Abattre des animaux menacés de disparition en ces temps de prise de conscience globale ne vous fait pas que des amis. Surtout que les ours ont été abattus par la police, comme de vulgaires criminels en fuite. Le premier ours est arrivé à Skagafjordur le 3 juin, où un fermier l'a aperçu en train de déambuler le long d'une route. Vision étonnante, car l'ours blanc n'est pas un animal qui peuple l'Islande. Et le dernier n'avait été vu - et abattu - qu'en 1988. Stefan Vagn Stefánsson, chef de la police locale, qui n'ignorait rien de la loi de conservation des ours, a toutefois pris la décision de le faire abattre.

"C'était nécessaire", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il n'y avait ni sédatif ni fusil spécial en Islande pour endormir un tel animal. L'ours marchait vite et risquait de disparaître dans le brouillard alors que de nombreux curieux s'étaient approchés. Or, dit-on à Reykjavik, la loi est formelle : l'ours blanc est protégé en Islande tant qu'il ne représente pas un danger pour l'homme. En disparaissant, il devenait un risque potentiel. Exit le premier ours.

Deux semaines plus tard, le 16 juin, un nouvel ours. Là, on tombe dans l'exceptionnel. La chronique islandaise, qui recense depuis l'an 890 tous les événements survenus sur cette île, en compte environ 500 en un peu plus de mille ans. On voit tout de suite le désordre statistique que ces arrivées vont causer.

Le second ours a abordé à quelques kilomètres à peine au nord-est du point de chute du premier. C'est la fille d'un fermier, alertée par les aboiements de son chien, qui l'a découvert alors qu'elle était dans la grange des moutons. La famille a pu se réfugier dans sa ferme tandis que l'ours se goinfrait tranquillement d'oeufs. Mais, cette fois-ci, les autorités islandaises ont décidé de tout faire pour sauver la bête.

Un vétérinaire du zoo de Copenhague, à plus de 2 000 kilomètres de là, a été appelé d'urgence avec tout l'équipement nécessaire, une bonne cage, un fusil adéquat et des sédatifs en quantité. Un hélicoptère l'a transporté avec son attirail à Skagata. Cette fois-ci, on ne pourrait pas accuser les Islandais de ne pas avoir fait le nécessaire.

"RAMENER L'OURS VIVANT DANS SON HABITAT NATUREL" 

Mais après une bonne nuit, repu des oeufs du fermier, l'ours s'était remis en route en plongeant à la mer, prenant tout le monde de vitesse. Une fois à l'eau, il risquait de reprendre pied plus loin, dans une zone habitée. Las, l'ours a été aussitôt abattu. "Le chef de la police n'avait pas d'autre choix", a admis le vétérinaire danois, Carsten Grondahl.

Pour les Islandais, déjà dans le collimateur des amis des animaux pour leur chasse à la baleine, la coupe est pleine. Le ministère islandais de l'environnement vient d'annoncer la création d'un "groupe d'intervention ours polaires". Il va mettre sur pied une équipe de spécialistes qui sera dotée du matériel nécessaire. "L'objectif sera de ramener l'ours vivant dans son habitat naturel", précise Gudmundur Hordur Gudmundsson, porte-parole du ministère.

 

 

  La télévision islandaise MBL avait diffusé les images de la mise à mort du premier ours polaire qui avait atteint les rives de l'île.

 

 

 


Magnus Andersen, biologiste à l'Institut polaire de Svalbard et spécialiste des ours blancs, n'est d'ailleurs pas persuadé que cela soit une bonne solution : "Anesthésier et transporter un ours polaire est très risqué. On peut quand même le tuer. Et puis cela veut dire mobiliser un hélicoptère, un bateau, dépenser du carburant. Bref, si l'on pense à ce qui est le mieux pour l'environnement, peut-être est-il préférable d'abattre un ours polaire s'il en vient en Islande."

La question est donc bien de savoir si le phénomène va s'amplifier. Difficile d'être sûr de l'origine de ces deux ours, si ce n'est qu'ils viennent du nord du Groenland. Il est probable qu'ils étaient en train de chasser le phoque sur la banquise. "Près de la côte groenlandaise, il y a actuellement moins de glace, note Thor Jakobsson, responsable pendant vingt-cinq ans de l'unité de recherche sur la banquise à l'Office météorologique islandais. Les ours étaient peut-être plus à l'est, où la banquise est plus ferme et où ils chassent le phoque. Mais ils n'ont pas réalisé qu'ils quittaient la terre et qu'ils ne pouvaient plus revenir."

Pour Thor Jakobsson, le problème doit venir de là-haut, "car la glace dérivante n'a rien d'inhabituel au large de l'Islande en cette saison". C'est même de là que provient le nom du pays, pays de la glace. Mais, pour lui, il y a peu de doute sur l'origine du phénomène : "Depuis 2001-2002, j'ai constaté des changements radicaux dans la banquise dans notre zone, le long de la cote groenlandaise, à cause du réchauffement climatique, assure-t-il. Il y a moins de glace."

Un drame pour l'ours blanc. Il en reste de 20 000 à 25 000 autour du pôle Nord et ils sont présentés comme la première espèce victime à moyen terme du réchauffement climatique, car ils dépendent de la banquise pour sa survie. Leur technique de chasse au phoque repose dessus. Moins de glace le long des côtes signifie que les ours doivent aller plus loin sur la banquise, au large, où ils risquent de se faire piéger lorsque des blocs se détachent.

A cela vient s'ajouter un autre paramètre. "Il y a de forts courants le long de la côte est du Groenland, qui transportent beaucoup de glace du nord vers le sud, note Harald Loeng, chercheur à l'Institut norvégien de la mer de Bergen. Je pense que c'est un accident et que cela pourrait arriver n'importe quand." La thèse de l'accident ou de la malchance est aussi celle que préfère Magnus Andersen, même s'il ne remet pas en question l'effet certain du réchauffement climatique. Pour ce spécialiste, "ces deux ours ont pu être victimes d'un événement climatique très ponctuel et localisé, une tempête, un coup de vent qui fait qu'un bloc de glace se détache d'un iceberg. On voit de temps en temps des ours loin sur des blocs de glace. Quand ils ne savent pas à quelle distance de la terre ils sont, ils attendent. Et, en général, ils seront ramenés sur la banquise ou sur la terre. Mais, s'ils manquent de chance, ils vont dériver".

Et la question demeure. En viendra-t-il d'autres ? La presse islandaise a, depuis l'arrivée des deux ours, rapporté d'étranges phénomènes. Des touristes polonais ont aperçu de larges empreintes qui ne correspondraient à aucun animal islandais. Fausse alerte, il s'agissait des traces détrempées d'un cheval. Plus sérieux, apparemment, un fermier islandais a raconté avoir vu en songe, début juin, trois ours. Et en Islande, pays de terribles sagas, on ne prend pas de tels rêves à la légère.

Olivier Truc Article paru dans l'édition du 03.07.08 dans le Monde.

 

 

 

 

 


 

 

Mercredi 2 juillet 2008 

Un seul titre :

Ingrid Bentancourt est LIBRE

 

 

Ingrid Betancourt, les trois Américains et les onze otages Colombiens des Farc sont libérés cette nuit.

Information : Europe 1 

Complèment d'information : (jeudi)

 

 

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Voici une vidéo de sa 1er conférence de presse. France  2, LIVE

 

 



 

 

Les premiers mots a la presse : 

"Accompagnez-moi d'abord pour remercier Dieu et la Vierge", a-t-elle dit en préambule devant l'appareil des autorités colombiennes qui l'avait transportée avec ses compagnons à la base de Catam, près de Bogota. "J'ai imaginé tellement de fois ce moment", a-t-elle dit, en remerciant en français "vous tous dans le monde qui nous avez accompagnés"

"Nous sommes arrivés dans un endroit avec des guérilleros armés qui nous faisaient se dépêcher, avancer comme toujours. (...) Les hélicoptères sont arrivés, et des personnages surréalistes en sont sortis (...) Ils ont parlé avec les chefs, le commandant Henrique, le commandant Cesar. Ils avaient des T-shirts de Che Guevara et je me suis dit : 'Ça, c'est des FARC'." Les otages sont montés menottés dans un hélicoptère.

"C'EST UN MIRACLE"

"C'était très humiliant (...). Quand nous somme montés dans l'hélicoptère, très frustrés, je ne voulais même pas parler aux personnes qui étaient là. L'hélicoptère s'est envolé, et tout à coup quelque chose s'est passé, je ne me suis pas bien rendu compte de quoi et tout à coup j'ai vu le commandant qui pendant tant d'années avait été si cruel et si humiliant, je l'ai vu au sol, les yeux bandés.

"Je crois que je n'ai même pas été heureuse (...) ; le chef de l'opération a dit : 'Nous sommes l'armée colombienne, vous êtes libres' et l'hélicoptère est presque tombé ! On a sauté, on a crié, on s'est embrassés, on pouvait pas le croire, c'est un miracle."

 

 

 


 

 Jeudi 3 juillet 2008 

Au mois de juillet, on met la faux au sillon

 

 

 

Voici un texte que j'ai reçu de Giselle, je vous le transmet comme je l'ai reçu, vous le connaissez peut- être déja.

 

Voici le mail de Giselle : 

"Cela va te prendre quelques minutes
de ton temps si précieux . . .


Alors je ne vais pas t'écrire 1 millions de mots pour te convaincre mais simplement te dire"

 

 

Dans un magasin je me suis retrouvée dans l'allée des jouets.
Du coin de l'oeil, j'ai remarqué un petit garçon d'environ 5 ans, qui tenait une jolie poupée contre lui.
Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui.
Je me demandais à qui était destinée la poupée.
Puis, le petit garçon se retourna vers la dame près de lui :

- ' Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous ? '
La dame lui répondit avec un peu d'impatience :

' Tu sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter '.
Puis sa tante lui demanda de rester là et de l'attendre quelques minutes, puis elle partit rapidement. Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains.
Finalement, je me suis dirigée vers lui et lui ai demandé à qui il voulait donner la poupée.

- ' C'est la poupée que ma petite soeur désirait plus que tout pour Noël, elle était sûre que le Père Noël la lui apporterait '.

Je lui dis alors qu'il allait peut-être lui apporter, il me répondit tristement:

- ' Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite soeur se trouve maintenant...

Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle la lui apporte '.
Il avait les yeux tellement tristes en disant cela.

- ' Elle est partie rejoindre Jésus. Papa dit que maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi, alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite soeur'.

Mon coeur s'est presque arrêté de battre.

Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit:

- ' J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin '.

Puis il m'a montré une photo de lui, prise dans le magasin, sur laquelle il tenait la poupée en me disant:

- 'Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça, elle ne m'oubliera pas .

J'aime ma maman et j'aimerais qu'elle ne me quitte pas, mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite soeur'.

Puis il baissa la tête et resta silencieux.

Je fouillais dans mon sac à mains, en sortis une liasse de billets et je demandais au petit garçon :

- ' Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûrs ?

- ' OK ' , dit-il, ' Il faut que j'en ai assez '.

Je glissais mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter. Il y en avait amplement pour la poupée et même plus.

Doucement, le petit garçon murmura :

- ' Merci Jésus pour m'avoir donné assez de sous '.

Puis il me regarda et dit:

- 'J'avais demandé à Jésus de s'arranger pour que j'ai assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma petite soeur.

Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman, mais je n'osais pas lui demander.

Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche.

Vous savez, ma maman aime tellement les 'roses blanches...'

Quelques minutes plus tard, sa tante revint, et je m'éloignais en poussant mon panier.

Je terminais mon magasinage dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé.

Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon.

Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal quelques jours auparavant qui parlait d'un conducteur en état d' ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille.

La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée.

La famille devait décider s'ils allaient la faire débrancher du respirateur.

Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon ?

Deux jours plus tard, je lus dans le journal que la jeune femme était morte.

Je ne pus m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et de me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame.


Elle était là, tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin.

J'ai quitté le salon en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours.

L'amour que ce petit garçon éprouvait pour sa maman et sa soeur était tellement grand, tellement incroyable et en une fraction de seconde, un conducteur ivre lui a tout enlevé...
 

 



Vendredi 4 juillet 2008
 
Au mois de juin et de juillet, qui se marie, fort peu fait.
 
 
 
Pour vous les dames,
voici le calendrier des  secrétaires 2008
 
Callandrier Secrétaire 2008

 
 Vous attendiez a quoi ?
de ma part. 
 
 
 
 

 

 

Commentaires

bonjour pour I.Betancourt je n'ai appris ça que ce matin...pourtant hier j'ai regardé les nouvelles comprends pas....sa famille doit etre bien heureuse mais y en a d'autres le combat n'est pas fini
Je connais ce beau texte triste et émouvant
belle journée rony

Écrit par : nays | 03/07/2008

les ours !!! pfffffffff me font mal au coeur !!!!je pense que les générations suivantes n'en verront plus que dans les zoos....

Écrit par : nays | 03/07/2008

vaut mieux un secrétaire qu'une machine à laver lolllllll belle journée

Écrit par : nays | 04/07/2008

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